09
décembre
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Depuis l’année dernière, des étudiants d’origine malaisienne étudient à l’INSA Strasbourg, sélectionnés et boursiers du gouvernement malaisien ou de grandes entreprises. Brillants, très motivés et intégrés, ils sont très appréciés. Rencontre avec l’une d’entre eux, Laura Yong, 22 ans, en quatrième année de génie électrique.

Laura, Mustasyar, Siew Theng et Khee Win sont arrivés en France à l’âge de 17 ou 18 ans. Autre langue, autre continent, autre culture, ils ont fait preuve d’une grande faculté d’adaptation et de motivation, souligne Sylvie Lerond, responsable chez SFERE, la société missionnée par l’État malaisien pour les suivre durant leurs études supérieures en France. « Ils sont courageux, sérieux, brillants. Ils ont un très bon niveau et savent qu’ils ont la chance d’étudier à l’étranger. Je suis très fière d’eux ».

 Un sentiment que partage Angelika Hammann, directrice des relations internationales à l’INSA Strasbourg. « Ils s”intègrent très bien, ils sont bien suivis par SFERE et réussissent brillamment leurs études. Nous en sommes très satisfaits ». SFERE les accompagne et les soutient pour toutes les questions administratives, financières et même personnelles (bourse, logement, sécurité sociale…).

5 ans de bourse pour un diplôme d’ingénieur

En 2014, avec son baccalauréat scientifique malaisien en poche, Laura Yong désirait étudier à l’étranger. A ses yeux, une opportunité à saisir et un moyen d’assouvir son envie de voyage. Elle a obtenu le prix de Telekom Malaysia Berhad qui lui octroie une bourse pendant toute la durée de ses études en France jusqu’à son diplôme d’ingénieur en génie électrique. La bourse couvre tous ses frais. En échange, elle devra travailler 6 ans minimum pour l’entreprise.

 

 

 

 

Major

Ne parlant pas un mot de français, elle et les 37 autres étudiants malaisiens sélectionnés, boursiers comme elle, mais du gouvernement, ont passé leur première année en France à l’IUT de Tours pour un cycle de préparation aux études supérieures françaises : cours intensifs de français et de maths et sciences en français. « Une année très difficile et très chargée ! La France est très différente de la Malaisie » confie la jeune femme. Elle intègre ensuite l’IUT du Havre en génie électrique et, avec beaucoup de travail, ressort…. major de sa promotion en 2017 !

Selon les mêmes modalités que tous les autres, elle candidate et est retenue en génie électrique à l’INSA Strasbourg la même année. « Les études à l’INSA sont beaucoup plus difficiles, je travaille beaucoup plus qu’en DUT, mais il le faut ! » dit-elle en souriant. Après ses 7 à 8 heures de cours quotidiens, elle étudie plusieurs heures le soir, jusqu’à 23h lorsqu’elle a des projets à mener en groupe, et il y en a régulièrement en génie électrique. Ces projets, elle les présente sur le site internet qu’elle s’est créé. Car en plus d’être brillante en sciences, Laura est aussi créative et dotée d’une sensibilité artistique, le dessin est son loisir préféré.

Départ pour Syracuse

Classée 8e sur 40 au premier semestre dernier, elle est aujourd’hui en quatrième année et passera le semestre prochain[1] à l’Université de Syracuse aux États-Unis, grâce au partenariat mis en place par l’école. Une nouvelle occasion de voyager, ce qui l’enchante. Après son diplôme, elle retournera en Malaisie, exercer pour Telekom Malaysia Berhad. Son rêve ensuite : partir travailler en Nouvelle Zélande pour y rejoindre sa sœur dont elle est très proche.

Texte  : Stéphanie Robert

Crédit photo : Angelika Hammann

[1]    Pour obtenir son diplôme d’ingénieur INSA Strasbourg, chaque étudiant doit réaliser un stage ou un semestre à l’étranger

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